Les membres de la Collégiale 2019-2020

Romain Becker

Agrégé d’allemand et doctorant en études germaniques à l’École Normale Supérieure de Lyon, où il enseigne, sous la direction de Anne Lagny et de Jean-Paul Gabilliet (Bordeaux 3), sa thèse porte sur la légitimation culturelle de la BD en Allemagne, plus précisément sur le rôle des éditeurs dans ce processus. Pour ses mémoires de Master (en études germaniques et en études anglophones), il s’est concentré sur des artistes underground, Ralf König et Vaughn Bodé. Par ailleurs, il a contribué au numéro 23 de la revue Gorgonzola qui a consacré un dossier à Vaughn Bodé. Il s’intéresse particulièrement à l’expression de l’identité et du genre dans les BD, au comix underground, à l’industrie de la BD (à l’internationale, comme en Europe), ainsi qu’aux arts vidéo-ludiques.

Laura Caraballo

Commissaire d’exposition indépendante et chercheuse, Laura Caraballo est née Buenos Aires et réside actuellement à Paris. En Argentine elle acquiert d’abord une solide formation en Histoire des arts visuels et devient enseignante, dès l’obtention de sa Maitrise, à l’Universidad Nacional de La Plata. Elle intègre la chaire d’Histoire des médias et systèmes de communication contemporains dans cette université et reste quatre ans à enseigner la théorie de la communication visuelle et des industries culturelles. Poursuivant ses recherches sur la bande dessinée et ses qualités visuelles, elle soutien sa thèse à l’Université Paris Nanterre en 2016. Depuis 2017 elle est intervenante à l’École supérieure européenne de l’image Angoulême-Poitiers et chercheuse associée au projet de recherche/action ILES.

Benoît Crucifix

Diplômé de masters en langues et littératures modernes (UCL) et en théorie littéraire (KU Leuven), Benoît Crucifix est aspirant F.R.S-FNRS à l’Université de Liège et à l’Université catholique de Louvain. Il mène une thèse de doctorat, intitulée «&nbspCartoonists’ Histories of Comics: the Graphic Novel and its Heritage, from 1980 to the Present&nbsp», portant sur les histoires de la bande dessinée produites par les auteurs contemporains. Le projet s’intéresse plus précisément aux rapports entre roman graphique et patrimoine tels qu’ils sont renégociés par quelques auteurs clés d’une bande dessinée dite alternative. Il est membre du groupe ACME et écrit régulièrement pour les plateformes en ligne du9 et Graphixia.

Julie Demange

Doctorante en histoire culturelle à Paris I Panthéon-Sorbonne, au Centre d’histoire sociale du XXe siècle. Sa thèse, dirigée par Pascal Ory, porte sur l’émergence de la bédéphilie dans les années 1960-1970 en France. Elle est parallèlement archiviste (IGE) à la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC / Université Paris-Nanterre).

Isabelle Licari-Guillaume

Agrégée d’Anglais et Maîtresse de conférences en Civilisation Britannique à l’Université Nice – Sophia Antipolis. Sa thèse, dirigée par Jean-Paul Gabilliet et soutenue en 2017, consiste en une histoire esthétique et éditoriale de la collection Vertigo et de ses scénaristes britanniques entre 1983 et 2013. Elle est également traductrice des bandes dessinées de Craig Thompson.

Siegfried Würtz

Doctorant en Littérature comparée sous la direction de Henri Garric (Université de Bourgogne Franche-Comté, CPTC). Sa thèse s’intitule Dieu est fasciste : enjeux politiques, moraux, et religieux de la représentation du lien entre pouvoir et responsabilité dans le comics de super-héros omnipotents depuis 1986. Il est également web rédacteur pour quelques blogs dont VonGuru et Superpouvoir.

Les membres de La Brèche

Lorenz Antognini

Titulaire d’un Bachelor en arts visuels de la HEAD Genève, Lorenz Antognini rédige actuellement un mémoire de Master en histoire de l’art à l’Université de Lausanne intitulé Entre bande dessinée et livre d’artiste: In the Crack of the Dawn, de Lawrence Weiner et Matt MullicanIl s’agit de confronter formellement des travaux d’art conceptuel et de BD dite « abstraite » à travers le rythme, la narration, le geste graphique et la reproduction de l’image. Le redessin de l’objet étudié sert de voix supplémentaire à la mise en évidence textuelle. Lorenz Antognini est responsable d’édition chez Hélice Hélas Editeur et artiste.

Julien Baudry

Archiviste-paléographe (École nationale des Chartes), docteur en histoire et sémiologie du texte et de l’image (Université Paris Diderot–Paris 7), conservateur des bibliothèques à l’Université Bordeaux Montaigne et créateur de Phylacterium.

Sophie Bonadè

Doctorante à l’université d’Évry Val d’ Essonne (Paris Saclay) sous la direction de Brigitte Gauthier (LEA, SLAM) et de Réjane Hamus-Vallée (Sociologie, CPN). Son sujet porte sur l’évolution des superhéroïnes de l’éditeur DC Comics de 1985 à 2016.

Elsa Caboche

Agrégée de lettres modernes et normalienne, Elsa Caboche est autrice d’une thèse sur les univers inventés en littérature contemporaine et en bande dessinée (sous la direction de Denis Mellier) à l’Université de Poitiers, où elle a enseigné les études sur le genre et la bande dessinée pendant son contrat. Elle a aussi enseigné dans le Master BD de l’ÉESI (École Européenne Supérieure de l’Image d’Angoulême) et à l’Université de Lorraine, dans la licence Études culturelles où elle a notamment dispensé un cours magistral sur la bande dessinée. Ses domaines de recherche sont les théories de la fiction, la bande dessinée et la métafiction, mais elle est également très active dans le domaine des études sur le genre. C’est par ailleurs une ancienne dessinatrice de presse qui continue de nourrir sa recherche de perspectives pratiques.

Benjamin Caraco

Conservateur des bibliothèques, Benjamin Caraco est docteur en histoire (Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne). Sa thèse a porté sur la maison d’édition L’Association, sous la direction de Pascal Ory. Membre associé du Centre d’histoire sociale du XXe siècle, ses recherches actuelles concernent l’enseignement de la bande dessinée.

Olivier Crépin

Auteur et éditeur de bande dessinée, il est également doctorant au Labex Arts H2H et à l’Université Paris 8 où il travaille sur le roman graphique confronté à ses mutations transmédiatiques contemporaines.

Pierre-Laurent Daurès

développe une activité de médiation culturelle autour de la bande dessinée : organisation d’expositions, formation des acteurs culturels (enseignants, bibliothécaires), cours dans l’enseignement supérieur (EAC, paris 8, EESI). Également dessinateur, il conçoit et anime des ateliers de découverte et de pratique de la BD en milieu scolaire, à Sciences-po et dans diverses institutions culturelles (CMN, Archives nationales, RMN…). Convaincu de l’actualité de la bande dessinée comme outil de communication, il conduit de nombreux projets associant la créativité des auteurs aux enjeux de communication d’entreprise ou d’institutions,  notamment l’ESAT Image-Arts graphiques d’Angoulême. Il est aussi auteur de textes critiques et théoriques sur la bande dessinée (du9.org, Neuvièmeart2.0), et s’implique dans des projets de recherche (co-organisation du séminaire Les écritures visuelles de l’Histoire pour l’IHTP et du colloque Telling Science, Drawing science).

Isabelle Delorme

Professeure agrégée et docteure en histoire contemporaine, Isabelle Delorme a été lauréate d’une bourse Mark Pigott à la BnF en 2016-2017. Elle est responsable pédagogique du certificat professionnel pour jeunes réfugié.e.s et enseignante à l’Institut d’Études Politiques de Paris. Chercheuse associée au Centre d’Histoire de Sciences Po, elle s’intéresse à la représentation par la bande dessinée d’épisodes de mémoire traumatique et d’évènements historiques contemporains. Elle est auteure de romans historiques pour la jeunesse.

Svetlana Gencheva

Doctorante en sciences de la communication et information à l’université catholique de Louvain dans le Groupe interdisciplinaire de recherche sur les cultures et les arts en mouvement (Gircam), elle fait une thèse sur « L’univers narratif de la bande dessinée bulgare dans l’ère numérique », sous la direction de Sarah Sepulchre et de Philippe Marion. Elle est également graphiste et autrice.

Angélique Girault

Doctorante en Études arabes (Sorbonne-Université) et en Sciences sociales (EHESS). Elle est rattachée au Centre de Recherches Moyen-Orient Méditerranée (CERMOM) et à l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS).
Sa recherche porte sur les enjeux et dynamiques liés à l’émergence ainsi qu’au développement de la bande dessinée tournée vers un public adulte dans le Monde arabe au cours de la dernière décennie. Elle repose notamment sur le croisement de méthodes d’enquête telles que la prosopographie, l’ethnographie, et l’analyse « bibliographique ».

Benoît Glaude

Docteur en langues et lettres, chargé de recherche du FNRS et chargé de cours invité, à l’Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve, Belgique).

Anne Grand d’Esnon

Doctorante en littérature comparée à l’université de Bourgogne Franche-Comté. Sa thèse porte sur la représentation de la conscience dans la bande dessinée contemporaine, sous la direction d’Henri Garric. Elle a travaillé en master sur le texte de bande dessinée, puis sur l’autobiographie et en particulier sur l’oeuvre d’Alison Bechdel.

Lolita Graziozi

Diplômée en Science Criminelles et en Religions et Sociétés Démocratiques de l’Université de Montpellier, elle est actuellement doctorante en sociologie générale sous la direction de Martine Xiberras et de Fabio La Rocca. Sa thèse porte sur « L’importance et l’impact des super-héros dans la culture contemporaine ». Ce travail de recherche est en préparation à Montpellier III, dans le cadre de Territoires, Temps, Sociétés et Développement, en partenariat avec LERSEM (Laboratoire d’études et de recherches en sociologie et en ethnologie de Montpellier). Elle est chroniqueuse dans l’émission ComicsDiscovery et rédactrice de l’article Varia : « La galaxie Pop comme nouvelle culture globale ».

Marys Hertiman

Marys Hertiman est doctorante en Information et Communication (ED 401, Sciences Sociales, Université Paris 8) et professeure d’espagnol à l’Académie de Versailles. Elle étudie la société à partir des discours et de représentations qui émanent des produits culturels. Actuellement, elle prépare une thèse portant sur les discours des femmes dans la bande dessinée française contemporaine (sous la direction de Fabien Granjon). D’autres de ses recherches ont porté sur « la représentation des femmes dans le cinéma d’auteur espagnol (premier franquisme) » et « la dimension sociopolitique des contes d’Hans-Christian Andersen ».Ancienne directrice de la revue en ligne Artéfact (http://revue-artefact.weebly.com/)elle a aussi une solide expérience dans le secteur culturel.

Jessica Kohn

Agrégée d’histoire, titulaire d’un master 1 et 2 de recherche de l’ENS de Lyon ayant porté respectivement sur Les Shadoks et Saul Steinberg, elle a soutenu en juin 2018 une thèse en histoire sous la direction de Laurent Martin et Jean-Paul Gabilliet, sous le titre «Travailler dans les Petits Mickeys, les dessinateurs-illustrateurs en France et en Belgique de 1945 à 1968 ».

Gaëlle Kovaliv

Gaëlle Kovaliv est diplômée en français moderne et en sciences du langage à l’Université de Lausanne et mène une thèse sur la bande dessinée numérique franco-belge dans le cadre du projet interdisciplinaire Reconfiguring comics in our digital era financé par le Fonds National Suisse de la recherche scientifique (FNS). Après un mémoire de master sur les incipits dans l’oeuvre d’Hergé, elle a travaillé pour le festival de bande dessinée lausannois BDFIL et pour la maison d’édition Les Impressions nouvelles. Elle est actuellement coresponsable bénévole des conférences et animations de BDFIL et membre du comité d’édition de la revue Archipel. Elle est également membre du Groupe d’étude sur la BD (GrEBD), du Réseau des Narratologues Francophones (RéNaF) et du Pôle de Narratologie Transmédiale (NaTrans).

Sébastien Laffage-Cosnier

Maître de conférences à l’Université de Franche-Comté, il effectue ses recherches autour de trois grands thèmes. D’abord, il mène des travaux sur l’histoire visuelle en sciences sociales du sport en explorant les liens entre les pratiques corporelles et leurs représentations artistiques (affiches, photographies, cartes postales, etc.), puis dans culture enfantine (bd, jouets, dessins animés, etc.) pour comprendre comment, selon les époques, la jeunesse a été sensibilisée au sport. Enfin, il s’intéresse à l’histoire de l’éducation physique, notamment aux mécanismes permettant la mise en place et la diffusion d’innovations scolaires.

Irène Le Roy Ladurie

Chercheuse en Littérature Comparée, elle termine une thèse sur le geste de la caresse dans la bande dessinée et la littérature contemporaine dans les domaines francophones et anglophones, sous la direction d’Henri Garric à l’Université de Bourgogne, où elle enseigne. Ses sujets de prédilection sont la question du corps, de la sexualité et du désir dans les arts majeurs et mineurs.

Sylvain Lesage

Ancien élève de l’École normale supérieure de Lyon, Sylvain Lesage est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Lille, rattaché à l’IRHiS (nstitut de Recherches Historiques du Septentrion, UMR 8529). Après un mémoire de maîtrise sous la direction de Denis Pelletier portant sur les représentations sociales et politiques dans la série d’aventures automobiles Michel Vaillant, Sylvain Lesage a soutenu un M2 puis une thèse sous la direction de Jean-Yves Mollier (2014). Spécialiste d’histoire culturelle, il poursuit depuis ses travaux dans le domaine de la bande dessinée, principalement dans cinq domaines : histoire de l’édition et des éditeurs ; récits complets et petits formats ; poétique des supports ; historiographie de la bande dessinée et histoire de la critique ; imagerie d’Épinal.

Sébastien Llaurens

Auteur de deux masters recherche à Aix-Marseille Université (AMU) sur la bande dessinée, sur les représentations de la Shoah et sur l’engagement politique dans la bande dessinée. Depuis septembre 2013, il mène une thèse sur La Méditerranée et la bande dessinée. Dessiner les migrations et les conflits (1948-2017) sous la direction de Maryline Crivello (AMU). Il montre comment un objet culturel tel que la bande dessinée peut élaborer des images et des récits circulant autour de l’aire méditerranéenne, et regarde le médium comme un objet d’histoire, autant comme une pratique sociale que comme un outil de projection historique. Dans ce sens, auteurs, autrices et ouvrages de bande dessinée contemporaine circulent. Concernant la Méditerranée, ses ouvrages traitent principalement de deux thématiques majeures, les migrations et les conflits. Parallèlement à ses activités de recherche, il est enseignant en lettres/histoire en lycée professionnel dans les quartiers nord de Marseille, où il essaye de mettre la bande dessinée au centre de ses enseignements.

Côme Martin

Je suis docteur en littérature contemporaine américaine ; je travaille sur les relations entre texte et image et sur les formes du livre, aussi bien en bande dessinée qu’au sein du roman et en littérature numérique. Mes recherches et mes publications m’emmènent donc vers des horizons divers mais toujours convergents, puisque ce qui m’intéresse c’est toujours comment on écrit, et comment on lit, une histoire où il y a du texte (sous toutes ses formes) et de l’image (sous toutes ses incarnations). En-dehors de La Brèche, je suis aussi membre associé du laboratoire GRENA (Groupe de Recherche sur le Neuvième Art) à Paris IV – Sorbonne, dirigé par Jacques Dürrenmatt. Je suis également ATER à l’université de Paris Est – Créteil.

Nick Martinez

Chercheur à l’Université de Cardiff (Pays de Galles), Nick Martinez a suivi un triple parcours dans les beaux-arts, les études audiovisuelles et la communication internationale. Son travail de recherche actuel sur l’adaptation dans la bande dessinée francophone de western se situe dans le cadre de l’histoire culturelle de la bande dessinée. De nature résolument interdisciplinaire, il porte sur les échanges transnationaux (plus particulièrement entre la Belgique et la France et les pays anglophones) et les liens du neuvième art avec le cinéma et la photographie.

Agatha Mohring

Agrégée d’espagnol, après un Master 1 et 2 recherche en études hispanophones sur les dispositifs de l’intime dans le théâtre espagnol contemporain (ENS de Lyon), puis sur les dispositifs de l’intime enfantin dans le roman graphique et le théâtre espagnol contemporain (UCM Madrid – ENS de Lyon), elle est doctorante contractuelle à l’Université Toulouse-Jean Jaurès. Elle prépare une thèse en littérature espagnole sur les dispositifs de l’intime dans le roman graphique espagnol contemporain à travers une approche intermédiale sous la direction de Monique Martinez-Thomas et Euriell Gobbé-Mévellec. Elle étudie les dispositifs intermédiaux auxquels ont recours différents romans graphiques pour contourner les limites du medium et parvenir à suggérer, dévoiler, exprimer l’indicible, l’intime qui résiste et se dérobe.

Florian Moine

Agrégé d’histoire, Florian Moine a réalisé un Master à Paris-I avec une recherche portant sur Bande dessinée et patrimoine : histoire du Musée de la bande dessinée d’Angoulême (1983-2010). Depuis septembre 2016, Florian Moine mène une thèse d’histoire à Paris-I sous la direction de Pascal Ory, avec pour sujet Casterman (1919-1999) : métamorphoses d’un éditeur franco-belge.

Morvandiau

Exerce les activités de dessinateur de presse et d’auteur de bande dessinée depuis le milieu des années 1990. Autodidacte, il se forme et publie conjointement dans le milieu du fanzine, de l’édition alternative de bande dessinéee et de la presse nationale culturelle et politique (Les Inrockuptibles, Rock & Folk, Bakchich, Marianne…) et de création (L’œil électrique, Ferraille, Jade, Ego Comme X, Lapin, Le Tigre…). Parallèlement, il fonde à Rennes en 2001, Périscopages qui se poursuivra jusqu’en 2011. Depuis 2014, il codirige la structure Spéléographies qui organise la biennale des écritures dont la 1ère édition a lieu au printemps 2016. Associant empiriquement pratique et recherche (il écrit pour différents supports et est chargé de cours en bande dessinée depuis 2011), il valide en 2014 un Master Texte/Image (spécialité bande dessinée) à l’Université de Poitiers dans le cadre d’une Valorisation des Acquis de l’Expérience. Accueilli en résidence de recherche-création au sein de Spéléographies, en lien avec l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne et les Ateliers du Vent, il entame en 2016 une recherche doctorale en arts plastiques à l’Université Rennes 2. Celle-ci porte sur l’établissement d’une cartographie des pratiques esthétiques, politiques et structurelles de la bande dessinée alternative francophone contemporaine – autrement dénommée « art de la contrebande ».

Pierre Nocerino

Diplômé d’un Master de sociologie de l’EHESS, Pierre Nocerino est doctorant depuis novembre 2014 au Laboratoire interdisciplinaire d’études sur les réflexivités (LIER – EHESS) et Ater à l’EHESS. Sa thèse, sous la direction de Cyril Lemieux, porte sur les tentatives de constitution du groupe professionnel des auteurs de bande dessinée. Pour cela, il mobilise la méthode ethnographique sur différents terrains : suivi des mobilisations d’auteurs, observation du travail, etc.
Parallèlement à ses recherches, il co-anime le blog de sociologie en bande dessinée “Émile, on bande ?”, explorant les différentes relations possibles entre ces deux disciplines (de la « vulgarisation » à une « écriture sociologique » en bande dessinée).

Philippe Paolucci

Docteur en Sciences de l’Information et de la Communication. Ses travaux s’inscrivent dans une perspective socio-sémiotique et portent sur les conséquences économiques, éditoriales et esthétiques/formelles liées à la transition numérique des formes médiatiques, et plus spécifiquement de la bande dessinée.

Morgane Parisi

Autrice de bande dessinée et graphiste, elle a suivi un double master Bande dessinée à l’EESI d’Angoulême et en Anthropologie Sociale à Bordeaux II, afin de proposer une recherche anthropologique sur le processus de création et d’inclure ces disciplines dans ses travaux graphiques. Elle enseigne aussi le graphisme, et dessine en direct pour animer des colloques.

Nicolas Perez-Prada

Doctorant, il prépare actuellement une thèse sur la réflexivité médiatique dans le manga, l’anime et les fictions transmédiatiques japonaises sous la direction d’Irène Langlet à l’Université de Limoges. Il est également membre de l’association internationale des chercheurs en Littératures Populaires et Cultures Médiatiques (LPCM).

David Pinho Barros

David Pinho Barros est chercheur, professeur universitaire et programmateur de cinéma. Il détient une licence en Langues et Littératures Modernes de l’Université de Porto et un master en Sciences de la Communication – Parcours Cinéma et Télévision de l’Université Nouvelle de Lisbonne, avec un mémoire sur le cinéma de la Nouvelle Vague Japonaise. Il poursuit le doctorat en Études Littéraires, Culturelles et Interartistiques – Parcours Études Comparatistes à l’Université de Porto, où il développe un projet de thèse intitulé Clear Line Cinema, en cotutelle avec la KU Leuven en Belgique. Dans les dix dernières années, il a enseigné l’histoire et analyse du cinéma dans trois universités portugaises différentes et il est actuellement assistant invité à la Faculté de Lettres de l’Université de Porto, où il enseigne la Bande Dessinée et la Culture Japonaise Contemporaine. Il participe régulièrement à des conférences internationales et il a publié largement dans les domaines du cinéma, de la littérature, de la bande dessinée et de l’intermédialité. Entre autres institutions dédiées à ces champs, il est membre de l’Instituto de Literatura Comparada Margarida Losa et de l’Associação de Investigadores da Imagem em Movimento au Portugal, de l’ACME Comics Research Group et du MDRN en Belgique, de l’Association Française de Recherche sur l’Histoire du Cinéma en France et du Centre de Recherche pour l’Étude Narratologique en Bande Dessinée au Canada.

 

Camille Pouzol

Camille Pouzol est docteur en civilisation latino-américaine de l’Université Sorbonne Paris IV. Sa thèse, défendue en 2017, s’intitule « Ernesto Che Guevara et le Neuvième art (1968-2012) : l’étoffe d’un héros ». Ses recherches portent sur les représentations du Che dans la bande dessinée, depuis la mort du révolutionnaire à nos jours. Il travaille également sur les dictatures d’Amérique du Sud et les arts visuels, principalement la bande dessinée. Chroniqueur bande dessinée pour les sites internet Cases d’Histoire et nonfiction. Actuellement enseignant en lycée, il assure également des cours de civilisation à l’université Stendhal de Grenoble.

Benoît Préteseille

Auteur de bande dessinée et éditeur (ION). Dans ses livres, il a développé un univers iconoclaste qui tourne souvent autour de cette chose bizarre que l’on nomme l’Art avec un grand A. Il a notamment publié L’Art et le Sang, Maudit Victor, Mardi Gras et Histoire de l’Art Macaque aux éditions Cornélius, et Duchamp Marcel, quincaillerie (éditions Atrabile). Il commence en 2017 un doctorat autour des bandes dessinées publiées en France aux éditions du Terrain Vague-Eric Losfeld à partir de 1964, sous la direction de Thierry Smolderen (Eesi) et de Stéphane Bikialo (Université de Poitiers).

Anthony Rageul

Docteur en Arts Plastiques, il a soutenu sa thèse La bande dessinée saisie par le numérique : formes et enjeux du récit reconfiguré par l’interactivité en 2014 à l’Université Rennes 2, sous la direction de Ivan Toulouse (APP, Rennes 2) et Benoît Berthou (Labsic, Paris 13). Il est actuellement chargé de cours en Arts Plastiques et en Communication à l’Université Rennes 2. À la fois théoricien et praticien, il est également auteur de bande dessinée papier et numérique, actif en ligne et dans le fanzinat. Sa dernière bande dessinée numérique, Les Monstres d’Amphitrite, est sortie en avril 2016.

Maël Rannou

Après des études de philosophie et d’édition, il a obtenu une licence professionnelle Bibliothèques à l’IUT Paris Descartes puis un Master 1 en lettres modernes spécialisé en littérature jeunesse suivi par un master 2 d’Histoire, tous deux à l’Université du Maine. Ses mémoires de Masters ont porté sur la classification des bandes dessinées en bibliothèques municipales, la transmission de l’idéologie communiste dans les bandes dessinées de Pif Gadget et la naissance du fanzinat de bande dessinée en France. Ses sujets de recherches privilégiés sont le fanzine et le « patrimoine contemporain », les bandes dessinées de Pif Gadget et Spirou et les questions liées au métier de bibliothécaire, en lien ou non avec la BD. Actuellement bibliothécaire et rédacteur en chef adjoint des Cahiers de la BD, il enseigne régulièrement dans des formations en métiers du livre. Il publie depuis des années, dans des cadres extra-universitaires, des travaux sur le fanzine et le « patrimoine contemporain ». Rédacteur régulier notamment pour Du9, Bodoï et Beaux Arts Magazine, il gère également le site 1fanzineparjour et édite la revue Gorgonzola depuis 2004, qui mêle bande dessinée et étude sur le médium. Parallèlement, il a scénarisé plusieurs albums dans des styles variés pour différents auteurs, comme Jean Bourguignon, Yvang, Emmanuel Reuzé, Ludovic Rio…

Jean Rime

Doctorant en littérature française à l’Université de Fribourg où il est également chargé de cours, et à l’Université Paul-Valéry de Montpellier. Ses recherches portent sur l’histoire de la presse aux XIXe et XXe siècles et sur la culture médiatique. Sa thèse, dirigée par Michel Viegnes et Marie-Ève Thérenty, est consacrée aux réinvestissements d’univers fictionnels et littéraires dans les journaux de cette période. Dans le domaine de la bande dessinée, il travaille sur l’oeuvre d’Hergé, dans un cadre à la fois académique et associatif, puisqu’il préside l’association tintinophile suisse Alpart et dirige sa revue annuelle Hergé au pays des Helvètes. Il s’intéresse plus particulièrement aux phénomènes de réception (Les Aventures suisses de Tintin, BCUF, 2013) et à une Histoire médiatique de Tintin qu’il prépare pour le moment sous la forme d’articles, avec le projet d’en faire un ouvrage. Au-delà de l’oeuvre d’Hergé, il a publié en 2018 un essai sur la pratique de la dédicace en bande dessinée, Bédédicaces, tout un art au seuil du neuvième art.

Mélissa Rivière

Doctorante  contractuelle au sein du laboratoire OIES (Océan Indien : Espaces et Sociétés) , Mélissa Rivière  prépare une thèse sur le sujet suivant : « Le genre dans la bande dessinée de l’Indianocéanie à partir du second XXe siècle. (Étude comparative des supports réunionnais, malgaches, mauriciens et sud africains) » sous la direction du Professeur Prosper Eve.

Elle est parallèlement  étudiante en 2ème année de Psychologie à l’Institut d’Enseignement à Distance de l’Université Paris 8.

Son mémoire de recherche de Master  d’Histoire obtenu en mai 2019, à  l’Université de La Réunion  portait sur le sujet suivant : « L’hypersexualisation du personnage féminin dans la bande dessinée à travers un exemple local : Le Cri du Margouillat (1986-2000). »

Johanna Schipper

Johanna Schipper est née  à  Chang-­Hua, à Taiwan . Elle  vit  à  Bordeaux  et  travaille  à  Bordeaux  et  à  Angoulême . Elle est autrice,  artiste,  traductrice  du  néerlandais  et  enseignante . Et, depuis  2018, elle est  également doctorante  à  l’université  Bordeaux  Montaigne  (ARTS  :  histoire,  théorie,  pratique).

Olivier Stucky

Olivier Stucky est titulaire d’une maîtrise ès lettres de l’Université de Lausanne en histoire et esthétique du cinéma et français moderne. Il mène actuellement une thèse de doctorat sur les reconfigurations narratives dans la bande dessinée franco-belge à l’aune des variations de supports, sous la direction du professeur Raphaël Baroni dans le cadre du projet interdisciplinaire Reconfiguring comics in our digital era financé par le Fonds National Suisse de la recherche scientifique (FNS). Ses axes de recherche se situent à la convergence de la narratologie, de la théorie et de l’histoire de la bande dessinée. Il est également membre du Réseau des Narratologues Francophones (RéNaF) et du Pôle de Narratologie Transmédiale (NaTrans).

Bounthavy Suvilay

Doctorante en Lettres Modernes à l’université de Montpellier 3 sous la direction de Marie-Ève Thérenty et Matthieu Letourneux (Paris Ouest), sa thèse porte sur l’histoire de la réception de la licence media mix Dragon Ball (manga, anime, jeux vidéo), en France, en travaillant sur les processus de recréation, réappropriation et légitimation d’un objet transculturel.

Sabine Teyssonneyre

À 26 ans, Sabine Teyssonneyre est dessinatrice et suit un doctorat de création en Bande Dessinée à l’Ecole Européenne Supérieure de l’Image d’Angoulême et à l’Université de Poitiers. Après quatre ans aux Beaux Arts de Montpellier où elle a appris la gravure, Sabine Teyssonneyre suit un Master Bande Dessinée à Angoulême, où elle rencontre d’autres dessinateurs. Elle crée un premier collectif, puis pars en solitaire. Aujourd’hui, elle travaille sur un doctorat de création en Bande Dessinée. Son sujet, « Comment construire un monde de lignes », permet d’aborder de façon pratique la construction de mondes légers, flexibles, profonds, et contrastés. Cette recherche, axée sur l’écriture et le dessin, oscille entre bibliographie et fiction. Sabine participe aussi à différentes publications comme AutodroneVerrière magazine ou Comme Find Out. Après Biarritz où elle a rencontré ses acolytes actuels, puis Paris où elle participe à des installations et concerts, Lyon est l’occasion de faire de nouvelles découvertes et de mettre en action ses nouveaux projets.

Zoë Vangindertael

Candidate à la maîtrise en muséologie à l’Université du Québec à Montréal, elle se consacre à la recherche portant sur la place de la bande dessinée dans le champ muséal, sous la direction de l’historien de l’art et professeur Dominic Hardy (UQÀM). Conservatrice et restauratrice du patrimoine de formation (2008-2013, Écoles de Condé, Paris), elle a également une licence en histoire de l’art – orientation époque contemporaine, obtenue à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (2013-2016). Ses principaux axes de recherche portent sur la représentation de la bande dessinée dans le champ muséal, aussi bien dans la communication (incluant l’exposition) que dans la recherche (incluant l’éducation muséale) et la conservation-restauration (incluant le collectionnement). Plus précisément, elle s’intéresse aux indices qui permettent de dire que le muséal participe à la valorisation des aspects esthétique, discursif et médiatique de la bande dessinée, en relative autonomie vis-à-vis de certaines théories issues de l’actualité scientifique.

Maaheen Ahmed

Jean-Charles Andrieu de Lévis

Lionel Bagur

Jessica Burton

Romain Becker

Aline dell’Orto Carvalho

Liliane Cheilan

Brigitte Friant-Kessler

Laurent Gerbier

Adrien Genoudet

Julien Maxudian

Raphaël Oesterlé

Philippe Paolucci

Emmanuelle Rougé

Eva van de Wiele