Présentation

Les Bréchoises est un groupe de travail qui naît pendant le premier confinement en France, faisant suite à la pandémie du Covid19, au printemps 2020. Associant différents membres de La Brèche, cette équipe se construit autour des intérêts communs : la recherche sur les créatrices de bande dessinée. C’est ainsi que les Bréchoises entreprennent des travaux, critiques et réflexifs, sur le rôle qu’ont joué (et que jouent encore), les femmes dans la bande dessinée. Les différentes approches défendues dans cette équipe s’articulent autour des comics studies, de l’histoire sociale et culturelle, des approches féministes, des gender studies, des cultural studies, de l’anthropographie, des sciences de l’information et de la communication, de la littérature ou de l’histoire des Arts et de la sociologie. Dans une démarche empirique, nos différentes missions se centrent sur un terrain peu exploré, afin de rendre compte des gisements de pratiques et de savoirs, ignorés ou occultés, qui constituent le matrimoine du neuvième art.

Qui sont les Bréchoises ?

Chercheur.euse.s, artistes, doctorant.e.s, enseignant.e.s, à l’effigie de nos identités, nos parcours sont aussi divers, et notre approche féministe de la BD nous fédère autour des sujets communs.

  • Sophie Bonadè. Doctrice, éditrice dans une maison d’édition associative et enseignante. Actuellement chargée administrative du cinéma associatif le Bonne Garde. Ma recherche est centrée sur la division genrée de l’industrie des comic books étasuniens au niveau de sa production (répartition genrée de l’industrie et représentations). Mes études principales sont sur le genre super-héroïque. Je m’intéresse à la mise en scène des corps, des sexualités, des relations interpersonnelles et du rapport à l’environnement.
  • Laura Caraballo. Commissaire d’exposition, chercheuse et enseignante, je suis spécialisée dans la bande dessinée d’Amérique Latine. Actuellement en postdoctorat au sein du CELIS à l’Université Clermont-Auvergne, je développe un projet autour de la bande dessinée et les pratiques de remédiation des risques naturels. De façon indépendante, je mène des recherches et organise des événements autour des liens entre pratiques de l’auto-édition en bande dessinée et l’activisme transféministe.
  • Marys Renné Hertiman. Journaliste culturelle dans une autre vie, aujourd’hui je suis enseignante ainsi que chercheuse en InfoCom et j’interroge les discours des créatrices de BD (au travers des notions telles que “empiétement discursif”, “discours insurrectionnel” et “praxis discursive”) pour étudier les rapports sociaux et de pouvoir dans cette industrie culturelle.
  • Johanna Schipper. Autrice de bande dessinée, professeure à l’EESI d’Angoulême et chercheuse. Début 2008, je remporte le premier prix Artémisia pour « Nos âmes sauvages » (éd. Futuropolis), une autofiction éco-féministe dans laquelle je relate une initiation à l’ayahuasca chez les Shuar d’Amazonie équatorienne. Depuis 2018, je travaille à une thèse sur les récits d’expériences de rêve dans la bande dessinée, sous la direction de Pierre Sauvanet, Université Bordeaux Montaigne (laboratoire Artes).
  • Maëlys Tirehote-Corbin. Chercheuse en sociologie. Mon travail de thèse s’intéresse à la place des créatrices dans le milieu de la bande dessinée. L’objectif est de questionner les formes spécifiques des mécanismes de hiérarchisation et d’exclusion des femmes, ainsi que leurs arrangements avec ces mécanismes.

Contact : lesbrechoises@gmail.com

Artec – projet « Créatrices de bandes dessinées : histoire, mémoire, revendications et représentations des femmes dans le neuvième art »