Nouvelles représentations de l’Espagne franquiste dans le roman graphique

L’étude de la bande dessinée à l’époque franquiste (1939-1975) a fait l’objet de plusieurs travaux qui ont souligné les enjeux sociaux, doctrinaux et politiques d’un genre particulièrement contrôlé par la censure de par sa capacité à faire passer des critiques dans un style riche en connotations et en déformations graphiques et verbales, souvent par le biais de l’humour. […] Dans cette journée, nous nous intéresserons principalement aux productions réalisées ces vingt dernières années. Elles montrent un intérêt renouvelé pour l’époque franquiste de différentes façons et avec des intentions bien diverses. Si cette époque a été moins traitée pendant les années de la Transition, malgré quelques exceptions, à partir des années 1990 et surtout au début du XXIe siècle les nombreux romans graphiques et les nombreuses BD sur la société franquiste témoignent de l’intérêt que les dessinateurs, l’industrie éditoriale et les lecteurs portent à cette époque si longue et marquante.

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Lieu : Arras

Date : 5 mars 2019

Langue : français, espagnol, anglais

Date limite d’envoi des propositions : 08/01/2019

Contact : 08/01/2019

Figures du post-humain. Littérature, Cinéma, Bande Dessinée

Comment formuler la coexistence de l’humanité avec des formes supérieures d’hégémonie technologique ? Comment penser l’humanisation des animaux, soutenue par les défenseurs de la cause animale, dans le contexte du projet post-humaniste lequel se fonde moins sur la fragilité de la vie et le partage du sensible que sur le pouvoir de la science et de la technologie ? Le post-humanisme ne serait-il pas un nouvel anthropocentrisme aux accents théotechnologiques postulant l’invulnérabilité et/ou la mutabilité illimitée de la vie humaine ? Organisé dans le cadre du Projet Seuil Homme/Animal/Machine, ce Colloque souhaite discuter les enjeux du post-humanisme autour de cette question : comment la fiction littéraire, filmique et bédéesque configure-t-elle les effets culturels des avancées scientifiques ?

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Lieu : Braga, Portugal

Date : 13-14 juin 2019

Langue : Portugais, Français

Date limite d’envoi des propositions : 15 janvier 2019

Contact : coloquioLCBD@gmail.com

Alejandro Jodorowsky, d’un art à l’autre – revue Entrelacs

Jamais cloisonnée dans un genre ou par un support restrictif, l’œuvre de Jodorowsky interroge constamment les relations entre les arts. Que ce soit par l’intermédiaire de symboles culturels souvent ésotériques, de matières expressives ou stylistiques, ou encore de pratiques créatorielles, les productions artistiques de Jodorowsky participent d’un système dont la cohérence peut se dissimuler derrière une disparité de façade. […] Ce numéro de la revue Entrelacs consacré à l’artiste voudrait précisément lever ce voile qui flotte sur l’ensemble du corpus jodorowskien en explorant les processus de circulation artistique pour mettre au jour les relations d’intermédialité, les jeux d’hybridation et d’influences esthétiques qui traversent l’œuvre plurielle de Jodorowsky – ou comment divers « actes » artistiques, selon un terme propre à l’auteur, se rencontrent, se confrontent, dialoguent au sein de chaque œuvre, interrogeant sans cesse les possibles de l’art.

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Revue : Entrelacs, n°371
Modalités de soumission : Le comité scientifique étudiera les propositions d’article qui seront envoyées par courriel à yoann.hervey@univ-montp3.fr, fabien.meynier@univ-montp3.fr et celine.saturnino@univ-montp3.fr avant le 16 décembre 2018. Chaque proposition devra comporter un titre, un résumé d’environ 500 mots et une courte bio-bibliographie de l’auteur. Le texte définitif sera à envoyer au plus tard le 3 mai 2019. Il devra comporter entre 30.000 et 40.000 signes espaces compris. Les normes d’édition sont précisées ici : https://journals.openedition.org/entrelacs/371
Contact : yoann.hervey@univ-montp3.fr, fabien.meynier@univ-montp3.fr et celine.saturnino@univ-montp3.fr 

« Superhéroïnes : un genre à part ? » – revue Genre en Séries

La revue Genre en séries lance un appel à contribution pour son numéro 10 consacré aux superhéroïnes. Les superhéroïnes sont aujourd’hui partout, dans les comic books, mais aussi au cinéma, à la télévision et dans les jeux vidéo. Pourtant, leur succès demeure moins important que celui de leurs coéquipiers masculins. Ce numéro propose d’étudier les superhéroïnes en s’intéressant à leur histoire, aux différentes industries culturelles qui les créent, mais aussi à leurs aspects politiques. Nous souhaitons ainsi interroger la définition des superhéroïnes et les limites de ces personnages. Les approches des différentes sciences sociales et les approches centrées sur différents types de médias sont les bienvenues.

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Revue : Genre en Séries
Langue : Français, Anglais.
Modalités de soumission : Les propositions d’article, accompagnées d’une courte bio-biblio, devront être envoyées à sbonade@gmail.com et rvallee@univ-evry.fr avant le 15 décembre 2018. Les auteur∙trice∙s seront prévenu∙e∙s pour le 15 janvier 2019 et les articles devront être envoyés pour le 30 avril 2019, pour une publication après relecture à l’automne 2019.
Contact : sbonade@gmail.com

Colloque International Crack

La fissure ouvre une percée de lumière vers les espaces derrière les murs. Ces espaces et ces marges, lorsqu’ils sont réutilisés, donnent lieu à des créations neuves qui composent avec l’héritage géographique, technique, ou historique en réinventant les formes anciennes. Avec ce colloque nous ouvrons un discours sur la vitalité de ces marges et sur l’idée d’une nouvelle marginalité qui se réapproprie la notion d’alternatif.

Aujourd’hui, des nombreux débats et initiatives se regroupant sous le concept d’habitat participatif [D’Orazio, 2012] se développent dans un contexte nouveau de re-négociation des politiques sociales de transformations des formes d’occupation de l’espace urbain. Qui sont les nouvelles pousses, et quels sont leurs rapports avec les institutions et le système de l’art ou de la BD contemporaine ? Comment un artiste peut-il utiliser des espaces déjà existants, et les réactiver sous une autre forme ? Comment se sert-il de supports, de références, de lieux ou d’œuvres produits par d’autres comme base pour sa propre création ? Quels sont les mécanismes de la dé-
contextualisation, et comment peut-on utiliser autrement des formes préexistantes ? Quelles sont les règles d’un bon piratage ? (…)

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Lieu : Angoulême

Date : 21-22 mars 2019

Langue : français et anglais

Date limite d’envoi des propositions : les propositions d’intervention feront un maximum de 300 mots ou 2000 signes, devront être accompagnées d’une courte notice biographique des intervenants. Merci de confirmer votre présence avant le 29 octobre, et d’envoyer vos propositions avant le 17 décembre 2018

Contact : colloque.crack@gmail.com

Appel – Crack

« Graphic Narrative in Marginal Spaces: Avant-Garde, Art Books, Graffiti, Untrained or Forgotten Works » – Revue Humanities

Ce numéro spécial de « Humanities », dédié au récit graphique, s’intéresse aux formes de communication iconotextuelles qui emploient l’iconographie et les techniques de la bande dessinée, mais ne se limitent pas aux modes de publication ou de distribution conventionnelles, que ce soit au sein des industries culturelles de masse ou via les canaux plus élitistes du roman graphique littéraire. Les aires géographiques et culturelles concernées sont vastes et incluent les traditions états-unienne, francophone et japonaise. Nous encourageons également des articles qui porteraient sur l’usage de la bande dessinée dans des créations en média mixte dans la musique, le théâtre, la conservation, la photographie ou le cinéma. Le but formel de cette collection sera d’étendre le champ définitionnel et analytique du récit graphique, dans lequel les créateurs et créatrices marginaux sont plus centraux qu’il n’y paraît, et d’explorer la façon dont leurs créations altères les perceptions habituellement liées à la bande dessinée et au roman graphique.

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Revue : Humanities

Date limite de réponse à l’appel : 1er décembre 2018
Langues : anglais
Modalités de soumission : Un projet d’article d’environ une page à envoyer aux trois contacts avant le 1er décembre 2018. L’article, d’une longueur de 5000-6000 mots, doit être rendu au plus tard le 1er août 2019.
Contacts : Hugo Frey, Jan Baetens, Fabrice Leroy (adresses mail à récupérer via un captcha sur le site de l’appel à contributions).

Rencontrez La Brèche en octobre : rendez-vous à Blois et à Nanterre le 13 octobre !

Une actualité chargée pour La Brèche en ce mois d’octobre 2018 puisque nous présentons des panels à l’occasion de deux évènements fédérateurs pour présenter la démarche de recherche sur la bande dessinée, tous les deux le samedi 13 octobre.

A Nanterre, c’est à l’occasion des Assises de la recherche sur les cultures populaires et médiatiques que vous pourrez nous rencontrer à l’occasion d’un atelier « Etudier la bande dessinée » animé par Benoît Berthou, et rassemblant Sophie Bonadè, Bounthavy Suvilay et Anthony Rageul.

A Blois, La Brèche présentera au public des Rendez-vous de l’histoire de Blois, de 11h30 à 13h, les liens entre histoire et bande dessinée sous la houlette de Sylvain Lesage, et avec Jessica Kohn, Isabelle Delorme, Benjamin Caraco et Julie Demange.

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’association, les membres de La Brèche seront à votre disposition pour toute question, et pour échanger avec vous sur la recherche sur la bande dessinée et son actualité.

Ateliers dessinés La Brèche 2018-2019 : on remet ça, et on a besoin de vous !

En 2016-2017, La Brèche organisait son premier « atelier de recherche dessinée ». En deux mots : des binômes dessinateur/chercheur travaillent ensemble pendant quelques mois pour mettre en une planche de bande dessinée un travail de recherche. Et ça donna six belles réalisations et une mémorable journée de restitution/rencontres que vous pouvez voir sur cette page.

On remet ça cette année, cette fois avec l’appui de la formidable association Stimuli, à l’occasion de son prochain colloque intergalactique du 15 au 17 mai 2019 « Telling Science, Drawing Science ».

Les binômes sont presque formés mais… il nous manque un ou deux chercheur.se.s pour compléter le panel. Côté chercheur, la participation à l’atelier de recherche dessinée consiste à :

– proposer un de ses travaux de recherche (article, partie de thèse, intuition de recherche…)

– travailler entre novembre 2018 et mars 2019 avec un.e dessinateur.trice à la réalisation d’une planche de bande dessinée adaptant la recherche

– être présent une journée en mars 2019 pour un moment collectif de restitution, ainsi que lors du colloque de mai 2019

Vous êtes intéressé.e ? Contactez-nous (contact.labreche@gmail.com) avant le 28 septembre en précisant bien votre statut (doctorant, MCF, PR, chercheur indépendant…) et le travail de recherche que vous souhaitez proposer. On recherche particulièrement dans les disciplines suivantes : physique, chimie, maths, informatique, archéologie, droit, éco-gestion, philosophie, géographie…

Qui a peur du numérique en bande dessinée ? – revue Alternative francophone

La bande dessinée s’est développée comme forme en rapport à une matérialité spécifique, celle du papier (page de journal, de fascicule, de livre) et en rapport à des structures éditoriales (selon les cas, les structures de la presse grand public, des syndicates, des publications destinées à la jeunesse, etc.). Nombre de caractéristiques formelles de la bande dessinée constituent en fait des réponses adaptatives à la matière « page » et aux demandes des structures éditoriales. Avec le développement des possibilités de stockage de données et de transmission, des créatrices et créateurs de bande dessinée ont vu dans le numérique une opportunité de libération des contraintes anciennes formelles  et financières et d’exploration d’une terre des possibles. Mais à cette ouverture fantasmatique, la réalité a opposé de contraintes imprévues, plusieurs d’entre elles résonnant comme de nouveaux appels à la créativité.

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Revue : Alternative Francophone

Date limite de réponse à l’appel :
Langues : français – anglais
Modalités de soumission : Un projet de 300-400 mots, à remettre avant le 9 novembre 2018. L’acceptation des propositions sera notifiée en décembre 2018. L’article devra être rendu au plus tard le 30 avril 2019, pour une publication en décembre 2019.
Contacts : Côme Martin (come.martin@gmail.com) et Jean Sébastien (jsebastien@cmaisonneuve.qc.ca)

Nicolas Labarre, La bande dessinée contemporaine, Presses Universitaires Blaise-Pascal, 2018

Recension par Benjamin Caraco

La bande dessinée a eu droit aux honneurs de la collection encyclopédique « Que sais-je ? » dès 1985. Le volume écrit par Annie Baron-Carvais (2007) a connu cinq éditions jusqu’en 2007 et n’a pas été actualisé depuis ou confié à un nouveau spécialiste, comme c’est parfois le cas. Si le sujet a bénéficié d’autres introductions – telles que La Bande dessinée de Benoît Peeters (1993) parue dans la collection « Dominos » de Flammarion en 1993 ou un autre ouvrage éponyme signé Thierry Groensteen (1997) pour les « Essentiels » de Milan en 1997, mis à jour en 2005 – force est de constater que de telles tentatives sont rares, en dépit de l’importance de la bande dessinée en termes économiques et culturels.

Ces synthèses jouent pourtant un rôle déterminant puisqu’elles sont bien souvent la seule occasion pour le lecteur intéressé, ou simplement curieux, de disposer d’une vue d’ensemble de la bande dessinée et de découvrir une réflexion critique, historique et théorique sur le médium. En cela, La Bande dessinée contemporaine de Nicolas Labarre (2017), spécialiste de la civilisation américaine et auteur d’un récent Heavy metal, l’autre Métal hurlant, est une initiative bienvenue. Publié dans la nouvelle collection « L’opportune » des Presses universitaires Blaise Pascal, le livre entend faire le point sur le sujet en 64 pages, prenant ici comme fil directeur l’évolution des supports de la bande dessinée contemporaine1. L’accent mis sur une telle temporalité conduit Labarre à passer rapidement sur les aspects historiques. Il compare toutefois, dans le premier chapitre, la situation de la bande dessinée à cinquante ans d’intervalle afin de mettre en lumière les nouveautés intervenues ainsi que les éléments de continuité.

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